(11-13 octobre)

L’amour coule à flots sans relâche

À Munich, le 11 octobre 2014, c’est dans un Zénith plein à craquer qu’Amma a pénétré pour un premier programme. L’incroyable chorale bavaroise parée de costumes traditionnels a accueilli Amma – qui s’est ensuite dirigée vers la scène pour y saluer les milliers de personnes présentes. Les gens étaient venus des pays alentours – Autriche, Hongrie, Slovénie, Croatie, Pologne et République Tchèque – pour participer aux trois jours de programmes.

Amma a commencé un de ces discours par ces mots : « Partout dans le monde, rivières, lacs et ruisseaux sinuent à travers bois, montagnes et plaines avant de finalement rejoindre l’océan. De la même manière, Amma prie le Paramatman pour que tous ses enfants – venus des quatre coins du continent et rassemblés ici aujourd’hui – atteignent le rivage de l’immense océan de la conscience de Dieu. »

S’il y a un mot qui ne fait pas partie du vocabulaire d’Amma, c’est bien le mot repos. Le premier jour, malgré les 16 heures de route pour arriver à Munich, on ne décelait pas la moindre trace de fatigue sur son visage tout au long du darshan qui s’étira le lendemain jusqu’au petit matin ! Les programmes s’enchaînèrent au même rythme les jours suivants.

Pour entrer et sortir du Zénith, Amma empruntait un long balcon qui surplombait la foule massée dans le hall. Quel merveilleux spectacle de la voir, chaque jour, passer lentement sur le balcon et regarder tous ceux qui applaudissaient en bas – chacun cherchant avidement à boire son regard.

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Des frites à Munich

Tout récemment, lors du programme de Munich, le petit Aikyam est arrivé auprès d’Amma pour lui dire bonjour et lui donner son bisou du matin. Amma l’a regardé avec affection et lui a demandé s’il avait mangé. Puis, elle lui a dit de patienter et elle a envoyé quelqu’un chercher quelque chose. Quand ce quelque chose est arrivé, Amma l’a mis sur une assiette et l’a offert à Aikyam. C’étaient des frites !

Les personnes rassemblées ont dit à Aikyam qu’Amma avait fait les frites rien que pour lui. Puis Amma s’est retournée et a expliqué qu’en chemin vers Munich, quelqu’un avait offert des frites aux membres du groupe qui voyage avec elle. Aikyam, qui n’était pas avec eux à ce moment-là, avait réclamé des frites à sa mère pendant le voyage en bus, mais celle-ci lui avait répondu qu’elles étaient trop chères. Amma avait mis de côté une portion de frites pour Aikyam, mais quelqu’un les avait mangées par erreur.

Quand Amma s’en était rendu compte, elle avait décidé d’en faire elle-même. Quelqu’un qui était assis aux côtés d’Amma lui a demandé comment elle faisait pour trouver du temps pour faire des frites alors qu’elle donnait le darshan toute la journée. Amma lui a expliqué qu’elle avait coupé les pommes de terre, pris sa douche, puis fait cuire les frites avant d’aller donner le darshan !
Ceci nous a rappelé qu’Amma n’a pas besoin de nous pour la servir et qu’elle est tout à fait capable de s’occuper d’elle-même, en dépit de son immense charge de travail. Pour illustrer ce point, il arrive qu’elle « donne congé » à ses assistantes et qu’elle leur explique comment elle s’organise. Elle raconte qu’elle met le riz à cuire avant de prendre sa douche, puis qu’elle ajoute les légumes, s’habille, lit quelques lettres et mange avant de partir donner le darshan. C’est bien parce que nous désirons tellement pouvoir faire quelque chose pour elle qu’elle nous laisse faire, et non pas parce qu’elle a besoin de l’aide de qui que ce soit. En fait, elle nous répète sans cesse que ce qu’elle souhaite vraiment de notre part, c’est que nous aidions les autres, que nous soyons remplis de bienveillance et de compassion à l’égard de tous.

En voyant Aikyam se régaler avec ses frites, qu’il a partagées avec sa mère, nous avons considéré le fait que même le plus petit des enfants d’Amma voit en sa présence le plus insignifiant de ses désirs se réaliser. Alors, c’est certain, Amma ne peut que nous aider à sortir du cycle des renaissances !

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