Amma à Hyderabad

(25 et 26 Février – Hyderabad, Telangana – Tour de l’Inde 2019)

Il était déjà 23h30 lorsque Amma arriva à Hyderabad après un long voyage en voiture entrepris juste après la fin du darshan (bénédiction sous forme d’étreinte) de Bangalore. Même s’il était plutôt tard pour les personnes qui avaient travaillé pour préparer le programme, dès l’apparition du camping-car d’Amma, l’énergie rayonna comme au petit matin. En montant l’escalier qui mène au balcon de sa chambre, Amma prit le temps de regarder les personnes rassemblés ici avec des yeux remplis d’amour et de joie. Nombre d’entre eux avaient attendu près d’une année pour la revoir.

De nombreux dignitaires ont assisté à la cérémonie d’inauguration. Amma a également distribué des saris aux femmes des groupes d’entraide auto-gérés AmritaSREE. Dans la foule des gens venus recevoir le darshan d’Amma, se trouvaient des centaines d’habitants des villages voisins. La plupart d’entre eux ne connaissaient Amma que de nom et la rencontraient pour la première fois.

Le programme de deux jours se termina vers deux heures du matin et bientôt la caravane d’Amma reprit la route vers Pune, la prochaine étape du tour.

Sur la route d’Hyderabad

Amma veille toujours à ce que son camping-car ne s’éloigne pas des bus des volontaires du tour, même si le voyage doit durer une vingtaine d’heures. Le paysage désertique de la région n’offrait que quelques parcelles agricoles ; difficile donc de trouver un endroit convenable pour faire une halte. Enfin, on avisa une ferme dans la campagne près de Gooty, où quinze énormes tamariniers offriraient de l’ombre aux quelques 700 personnes des volontaires du tour. Amma invita tout le monde à méditer avant de servir le repas. Il y avait plusieurs singes dans les arbres. D’où l’envie d’Amma de parler de Hanuman, le Dieu-singe, fidèle serviteur du dieu Rama, symbole d’amour, de foi, de dévouement et de service du maître spirituel. Amma a également fait remarquer que, depuis la construction du pont Amrita Setu, les singes viennent à Amritapuri.

Voici un poème écrit pour Amma par Nirmala, une volontaire suisse : « Rien n’est plus beau que de m’asseoir dans l’étable avec mon maître spirituel ».

Rien n’est plus beau que de m’asseoir dans l’étable avec mon maître spirituel,
de respirer l’odeur de la bouse par terre,
de m’asseoir tout près de mon maître,
d’écouter ses paroles,
et de manger avec elle.
Rien n’est plus beau que de m’asseoir à la lisière de la jungle,
par une nuit de pleine lune,
de chanter des bhajans, de boire du chaï, de manger, de rire, et juste de m’émerveiller.

Amma explique : « Lorsqu’apparaît l’amour, il n’y a pas deux, il n’y a que l’amour, rien d’autre. Une mère ne rechigne pas à essuyer les excréments, la morve ou la bave de son bébé. Elle le touche sans dégoût. Quand il y a l’amour, on ne se sent pas séparé. L’amour est le socle. L’amour ne trouve rien sale, il nous permet d’accepter les choses telles qu’elles sont. Si vous aimez, tout devient douceur, à l’image du lotus qui pousse dans la boue. Lorsque cet amour s’éveille, l’obscurité disparaît et seule la lumière resplendit. À la lumière du soleil, on voit tout, mais on ne reconnaît pas le soleil. Au clair de lune, on ne voit que la lune. Le maître spirituel est à l’image de la pleine lune. »

Après encore cinq heures de routes poussiéreuses au travers du Karnataka, juste après la traversée de la rivière Krishna, Amma s’arrêta de nouveau, cette fois pour chanter des bhajans et nous servir le dîner et du chaï (thé au lait épicé et sucré). Deux grosses collines encadraient Amma, qui prit le temps de chanter quelques bhajans (chants dévotionnels) en marathi, la langue locale. Elle chanta « Vithala, Vithala, Vithala », de plus en plus vite, insufflant à tous de l’énergie pour les dernières quatre heures de route.

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