(19-21 octobre)

Diwali avec Amma à Paris : une explosion de lumières

À Cergy-Pontoise, le 19 octobre 2014 au matin, Amma a pénétré dans un hall Saint-Martin plein à craquer. Les programmes de Paris allaient démarrer.

Le premier jour, le darshan a duré de 11h00 du matin jusqu’à 2h30 le lendemain. L’amour et la patience infinis d’Amma ne lassent pas d’émerveiller. A Paris, les gens qui attendaient leur tour pour voir Amma se sont montrés remarquablement patients, d’autant plus que nombre d’entre eux ont dû attendre le petit matin pour passer au darshan.

Le deuxième soir, une cérémonie spéciale a été organisée pour le lancement du projet de Maisons Seniors, la première maison de retraite d’Embracing the World en Europe. Martine Reicherts, Commissaire européenne pour la justice, les droits fondamentaux et la citoyenneté était l’invitée d’honneur. A cette occasion, elle a parlé de ce que Amma pouvait apporter au monde d’aujourd’hui en jouant un rôle de modèle et d’exemple. « Pour moi, Amma est une sainte ; Amma est pur amour. Mais elle ne se situe pas seulement à un niveau religieux ; elle vit dans le monde tel que nous le connaissons. Elle est un exemple pour nous tous, surtout pour nous, les femmes », a-t-elle dit.   Était également présente l’actrice Hélène de Fougerolles, qui a présenté la version française du livre Couleurs de l’Arc en ciel, écrit par Swami Amritaswarupananda. De grands musiciens venus de toute la France ont offert de remarquables prestations allant de la musique indienne carnatique au jazz.

Le 22 à 11h00 du matin, à la fin du darshan, le hall était toujours comble. Amma a alors récité une prière pour la paix à l’occasion de Diwali : « Om lokah samastha sukhino bhavantu ». Toute l’assemblée a repris le refrain en chœur et prié ainsi pour que la lumière de la paix et du bonheur s’éveille dans les cœurs de tous les êtres de l’univers. Tandis qu’Amma se préparait à descendre de la scène pour monter dans son camping-car et prendre la route pour la Hollande, sa prochaine étape, un public enthousiaste lui a souhaité en chœur « Joyeux Diwali » en allumant la fonction torche de leurs téléphones portables en guise de flammes de bougies. Quel spectacle magnifique !

Sans Amma, je ne serais pas là

Article posté par Rta sur le blog d’Amritapuri

« Même si leur ville est la plus chic du monde, célèbre pour sa culture raffinée, les Parisiens n’en ont pas moins fait la queue pendant des heures pour passer rapidement dans les bras d’un maître spirituel venu d’un lointain pays et né dans un obscur village de pêcheurs. Amma ne semblait pas être inconnue, même aux nouveaux venus, peut-être à cause de l’immense publicité dont elle fait l’objet en France, grâce par exemple au film Darshan et au rayonnement de ses 3 ashrams français. (Le plus grand ashram est situé tout près de Chartres, à une heure de Paris)

Le public, avide d’informations à propos des œuvres de ETW, s’est souvent montré absolument stupéfait par l’ampleur des œuvres caritatives d’Amma, par l’incroyable tissu éducatif mis en place et par l’excellente préparation de cet énorme programme. Les gens attendaient leur darshan tranquillement pendant des heures, en étudiant les titres de la librairie, en mangeant une crêpe ou une masala dosa ou bien en regardant l’une des nombreuses vidéos sur Amma et ses œuvres. Très motivées par le large éventail des actions humanitaires d’Amma, de nombreuses personnes sont venues à notre stand, avec un réel désir de « faire quelque chose ». Elles étaient tout aussi inspirées par la méditation et l’archana.

Malgré les nombreuses occasions d’échanger dans la convivialité, les Français, d’ordinaire si sociaux, plongeaient dans l’introspection et la méditation sur la scène ou sur leur siège, ou s’isolaient dans un coin pour lire un livre d’Amma. Fascinés, d’autres suivaient le darshan sur le grand écran qui surplombait la scène.

Un jeune homme s’est détaché du lot des musiciens locaux qui se sont succédé pour nous offrir une grande variété de morceaux. Amma lui demande souvent de jouer de la trompette et lui accorde une bienveillante attention. Il s’appelle Étienne Ravaud. Nous avons discuté avec lui après son concert ; il nous a parlé avec beaucoup de naturel et de gentillesse de ce qui lui était arrivé. Il a eu la chance de rencontrer Amma très tôt, à l’âge de 8 ans, et il continue à aller la voir en France et en Europe. Ses parents viennent également chaque année et font de délicieuses pizzas pendant le programme. Tout jeune homme, il jouait de la clarinette et du saxophone et envisageait de devenir professeur de musique. Mais il y a trois ans, un chauffard l’a renversé et projeté contre un mur avant de s’enfuir. Gravement blessé, il a perdu l’usage de la main et du bras droits et a dû abandonner la clarinette.

Nous lui avons demandé si Amma lui avait dit quelque chose après l’accident. Il nous a répondu qu’elle n’avait pas dit grand-chose mais qu’elle lui avait adressé un regard inoubliable – un regard chargé de tant de compassion, d’amour, de compréhension, et d’autres énergies indescriptibles que sa vie en a été transformée. Il nous a confié qu’avant l’accident, il ne pensait pas valoir grand-chose. Mais ce regard a fait de lui un autre homme ; il a mystérieusement trouvé assez d’ardeur et de confiance en lui pour repenser ses projets d’avenir. Il a changé de métier pour devenir technicien informatique et s’est mis à la trompette, un instrument dont il peut jouer d’une main. Malgré des douleurs chroniques, il s’efforce de garder le sourire. En fait, ce jeune homme est en soi un satsang d’Amma, un enseignement vivant, un modèle d’enthousiasme, de persévérance, de confiance en soi, de patience et de joie de vivre en toutes circonstances. Nous lui avons demandé, à lui qui avait connu Amma si jeune, s’il pouvait nous dire en deux mots l’impact d’Amma dans sa vie. Il a tout simplement répondu : « Sans Amma, je ne serais plus là ».

L’un des temps forts de cette soirée fut le discours de Martine Reicherts, Commissaire européenne à la justice, aux droits fondamentaux et à la citoyenneté. Présente sur scène aux côtés d’Amma, elle a lancé le projet Maisons Séniors, le premier centre européen pour personnes âgées d’ETW. Elle a déclaré avoir eu des difficultés, avant de connaître Amma, pour concilier sa vie spirituelle et sa vie politique. Mais après sa rencontre avec Amma, elle a pu constater que les deux n’étaient pas opposées et qu’il y avait une place pour la compassion et le cœur dans cette ascension fulgurante vers le poste qu’elle occupe actuellement. L’actrice Hélène de Fougerolles, autre invitée d’honneur du programme, a dit toute l’estime qu’elle avait pour Amma. Sous les ovations de la foule, elle a terminé son discours en remerciant Amma d’exister sur cette planète et d’être venue à Paris.

Comme de coutume, le Dévi Bhava de Paris ne s’est terminé que tard le lendemain matin. Entre autres moments mémorables, il y eut celui où Amma initia des malentendants à un mantra. Avec quelle pédagogie et quelle habileté elle articulait chaque mot à l’intention des malentendants qui pouvaient ainsi se passer du traducteur en langue des signes ! Amma était tellement heureuse de les voir et ils étaient tellement heureux de voir Amma et de recevoir un mantra que la joie était palpable. Dans le monde entier, des personnes sourdes et malentendantes assistent aux programmes d’Amma. On leur accorde des places privilégiées et tout est mis en œuvre pour qu’ils puissent comprendre les bhajans, les satsangs et recevoir le darshan.

Amma a du accélérer le rythme du darshan, mais à la fin, au moment des cérémonies, elle a pris tout son temps, comme si absolument rien ne pressait, laissant les bébés jouer avec la guirlande de fleurs qu’elle avait au cou et les embrassant encore et encore. Pendant ce temps, infatigables, les bénévoles continuèrent à faire la cuisine, à nettoyer et à gérer la foule jusqu’à la fermeture des rideaux. Sur les vingt cinq heures qui venaient de s’écouler, Amma en avait passé vingt et une et demie avec nous !

La foule baignée de la pluie de pétales attendait en silence qu’Amma réapparaisse pour capter une dernière fois son sourire avant qu’elle ne rejoigne son camping car. Mais le silence fut brisé par un jeune trisomique qui vient voir Amma depuis qu’il est tout petit. Il criait « Amma, dépêche-toi ! » tant il était impatient de la revoir. Il en est ainsi avec Amma : on a beau passer du temps avec elle, ce n’est jamais deux fois la même chose et on en n’en a jamais assez. Telle est la nature du pur amour divin. Alors que nous attendions le départ d’Amma, les organisateurs nous ont annoncé que c’était le jour de Diwali, une fête célébrant le triomphe de la lumière sur l’obscurité. Habituellement, on allume de jolies petites lampes à huile en argile pour symboliser cette victoire. Comme c’était interdit par les consignes de sécurité incendie, on nous a suggéré d’utiliser la fonction torche de nos téléphones portables pour symboliser, par cette lumière extérieure, celle qui brille à l’intérieur. Quand Amma est sortie, elle était à la fois surprise et ravie de voir toutes les lumières qui s’agitaient dans le hall.

Elle s’est alors mise à chanter « Lokaha Samastaha Sukino Bavantu » que nous avons tous repris en choeur. Après un dernier « Mata Rani Ki Jai », Amma a rejoint son camping-car. Une guirlande électrique dessinait « Joyeux Diwali » en malayalam. La joie se ternit au démarrage du véhicule. Mais ce n’était pas le moment de se laisser aller à la tristesse.

L’armée de bénévoles d’Amma devait en effet monter au créneau pour ranger le hall. Grâce à une organisation irréprochable, pratiquement tout le hall fut rangé en une heure au milieu des rires. Il allait malgré tout falloir encore quelques bonnes heures de plus pour tout ranger à fond. On ne répétera jamais assez à quel point il est époustouflant de voir arriver les bénévoles locaux et ceux qui suivent Amma. En une nuit, on voit les différents éléments du programme pousser comme des champignons, et puis disparaître 3 jours plus tard. Les membres du groupe du tour ont dit adieu à leurs anciens et nouveaux amis parisiens, emporté leur pique-nique, sans oublier un morceau de pizza faite par les parents d’Étienne et la caravane s’en est allée vers les canaux et les moulins hollandais. »

Revue de presse

Et en radio (à la minute 1H17 à 7h37 du matin) :

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