Enseignement d’Amma : le pouvoir salvateur d’un mot gentil

 

 

 » Un homme souffrait d’une pathologie cardiaque congénitale : il était né avec une malformation cardiaque. À l’âge adulte, il se retrouva incapable de travailler. Sa femme finit par le quitter et même ses propres enfants l’abandonnèrent. Il se nourrissait de ce que les gens voulaient bien lui donner. Il n’avait très souvent même pas la force de se tenir debout. Une fois, il resta sans nourriture pendant deux ou trois jours. Il finit par décider de sortir de chez lui pour aller mendier de quoi manger. Mais lorsqu’il s’approchait des gens, ceux-ci lui hurlaient dessus et le traitaient de tous les noms. « Quel casse-pieds, dégage ! », lui criaient-ils.

L’homme était terriblement déprimé. « Je ne peux plus vivre ainsi, pensa-t-il, ma femme et mes enfants m’ont abandonné, je n’ai personne au monde et même pas d’argent pour me soigner. » Il s’approcha alors d’un pont et résolut de sauter. Mais il s’aperçut qu’il avait terriblement faim. Bien qu’au bord du suicide, il ne parvenait pas à oublier sa faim. Il pensa alors : « Je vais essayer de demander encore à quelques personnes de m’aider. » Des gens passaient devant lui. « Auriez-vous quelque chose pour moi ? » demanda-t-il à un passant.

Celui-ci s’arrêta et fouilla dans sa poche. Il cherchait une pièce de monnaie et se rendit compte qu’il avait oublié son portefeuille. « Oh, je suis vraiment désolé, dit l’homme, je n’ai rien à vous donner, j’ai oublié mon portefeuille. »

En entendant cela, l’homme répondit : « Ce n’est pas grave, vous m’avez quand même donné quelque chose. »
-« Ah bon, que vous ai-je donné ?  s’enquit le passant.

-Vos paroles gentilles, répliqua l’homme, m’ont rempli l’estomac. Même si je n’ai rien à manger, je me sens maintenant la force de marcher. Jusqu’à présent, à chaque fois que je demandais l’aumône, les gens me chassaient. Vous êtes le seul à vous être arrêté et à m’avoir parlé gentiment. Je me sens maintenant rassasié sans même avoir mangé. En fait, j’étais venu ici pour mettre fin à mes jours. Mais maintenant que je sais qu’il existe des personnes telles que vous dans le monde, cela me donne l’énergie et l’espoir de continuer à vivre. »

En les entendant, des gens s’étaient attroupés. Parmi eux, se trouvait un cardiologue. Il demanda à l’homme s’il avait des problèmes de santé. Ce dernier lui expliqua sa pathologie : « Bien que mon problème cardiaque soit très grave, je n’ai pas d’argent pour me faire soigner comme il le faut. Alors j’ai décidé de me suicider, et je suis venu ici dans l’idée de sauter de ce pont », expliqua-t-il.

Le médecin conduisit l’homme à l’hôpital où il exerçait. Il rassembla la somme nécessaire à l’intervention chirurgicale auprès de ses amis et parvint à guérir le malade.

Tant de personnes sont à deux doigts de la mort. Même si nous ne pouvons rien donner de matériel, il peut suffire d’un simple mot de compassion. Apprenons à dire ces petits mots gentils aux autres.