(25 et 26 janvier, Trivandrum, Kérala – Tour de l’Inde 2017)

Amma a séjourné dans son ashram de Kaimanam (dans la périphérie de Trivandrum) pendant les deux jours du festival Brahmasthanam (temple consacré par Amma).
À son arrivée, Amma a été accueillie sur la route menant à l’ashram par une haie d’enfants portant des fleurs et des lampes à huile allumées. Au passage de la voiture, ils lui ont offert des guirlandes et se sont fait bénir.

A l’ashram, les dévots applaudissaient et Amma s’est arrêtée dans l’escalier et au balcon pour leur lancer des pétales et les regarder. Elle a aussi distribué le dîner prasad (nourriture bénie) à tous ceux qui étaient là.

Le lendemain, un souvenir commémorant la visite d’Amma a été remis par Maître Ayyapam Pillai, un avocat âgé de 103 ans, à P. Narayana Kurup, célèbre écrivain kéralais s’exprimant en malayalam (langue parlée dans le sud de l’Inde).

Amma a distribué des saris neufs aux femmes du groupe d’entraide local Amrita Sree (créé par Amma après le tsunami pour l’autonomisation des femmes). Les élèves de l’école Amrita Vidyalayam ont présenté des spectacles culturels pendant les deux journées, pour la plus grande joie de l’assistance.

Le second jour du programme correspondait au Jour de la République de l’Inde. Pendant qu’Amma marchait vers l’estrade, des jeunes d’AYUDH (branch jeunes d’Embracing the World) brandissaient des drapeaux indiens de toutes les tailles. Sur l’estrade, un jeune enfant a tendu un grand drapeau à Amma – qui l’a salué, saisi et agité avec beaucoup de joie et d’amour.

Dans son allocution, Amma s’est intéressée aux problèmes sociaux. Abordant des questions aussi diverses que les chiens errants, le terrorisme et les drogues à l’université, elle a déclaré : « Récemment, le problème récurrent des chiens errants a provoqué des débats houleux dans les médias du Kérala. Des gens s’étaient fait attaquer méchamment par ces chiens. Des leaders politiques et des travailleurs sociaux entre autres ont beaucoup réfléchi pour trouver une solution. On peut comprendre que, privés de discernement, les chiens puissent mordre les gens. Mais que dire des êtres humains qui sont censés être pleinement dotés de cette faculté intellectuelle et qui sont cependant prêts à s’entredéchirer ?

Au Kérala on se targue d’être en avance sur les autres États indiens dans le domaine de l’éducation mais en même temps, notre petit Kérala est en avance sur beaucoup de plus grands États dans le domaine de la division religieuse, de l’inimitié au nom des opinions politiques, de la criminalité, du viol et d’autres formes de violences faites aux femmes, etc. Même des jeunes gens instruits issus de familles aisées se laissent entraîner dans des gangs. Ils deviennent dépendants des drogues et de l’alcool. Leur addiction détruit leur vie et celle des autres. L’existence devient alors un enfer peuplé d’histoires d’accidents de voiture, de violences domestiques, de bagarres de rue, de femmes et d’enfants victimes d’abus sexuels.

La solution à tous ces problèmes est une éducation basée sur les valeurs – qui doit être transmise aux enfants dès leur plus jeune âge. L’éducation doit être le vecteur de la lumière de la culture à travers les mots, les pensées, les actions et leur mise en perspective. »

Amma a donné un enseignement, chanté des bhajans (chants dévotionnels) et conduit des séances de méditation. Pendant ces deux jours, son darshan (bénédiction sous forme d’étreinte) a duré jusque tard dans la nuit.

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