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Situé à 25 km de Chartres et à 120 km au Sud-Ouest de Paris, le centre comprend un ancien manoir seigneurial, ses dépendances (écuries, bergerie, hangars), ainsi qu’un parc de 6 hectares. Appartenant au circuit des fermes fortifiées, ce superbe lieu est peu à peu restauré dans le respect de la sauvegarde du patrimoine et aménagé en site écologique modèle. La ferme est constituée de 4 ailes situées au 4 points cardinaux : c’est pour cela que l’on parle d’Aile Nord, d’Aile Sud, d’Aile Ouest, d’Aile Est. Voici quelques indications sur les travaux réalisés dans ce patrimoine exceptionnel.
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L’AILE EST

Aile la plus récente du lieu, elle abrite dans sa partie Sud le logis principal qui fut la seule partie habitée. Datant des 15e et 16e siècle, il est aussi appelé « Donjon carré Henri IV ». A droite, la maison d’habitation était celle du fermier régisseur où dormaient également les bonnes. Les proportions et le jeu des matériaux (briques et pierres calcaires blanches) donnent du relief et un certain esthétisme à la façade. A l’origine, l’ouverture de la baie vitrée permettait le passage de la route de Chartres. L’aménagement des combles en étage habitable a été rendu possible grâce à la haute charpente en chêne. On y trouve aussi une ancienne chapelle qui a été restaurée et aujourd’hui la chambre d’Amma au rez-de-chaussée et les bureaux de l’association à l’étage. Dans le petit parc à l’est de cette partie du lieu se trouve également un puits qui sert à l’arrosage du jardin et aux toilettes du logis principal.

Le reste de l’Aile Est est une ancienne écurie qui a été complètement restaurée et est désormais prochainement un « établissement recevant du public ». Il s’agit donc de respecter un ensemble de normes permettant un accueil en toute sécurité et hygiène. En tout cette aile offre maintenant plus de 700 m² habitables.

A quelques mètres de cette Aile, un grand four à pain a été rénové. Il permet la cuisson d’une centaine de kilos de pain à chaque fournée. Le pain est préparé avec de la farine biologique, pétri entièrement à la pain et cuit au feu de bois.

L’AILE NORD

Autrefois une étable, le rez-de-chaussée de 250m² a été aménagé et restauré pour être utilisé comme la plus grande salle. Elle sert notamment de temple pour les très grandes manifestations. pendant l’été. Une grande surface de près de 300 m² à l’étage accueillera plus tard une autre grande salle sous une superbe charpente.

LES AILES SUD ET OUEST

L’Aile Sud du Centre Amma est constitué de grandes granges en briques. Des motifs géométriques permettaient de rompre avec l’austérité et l’alignement des grands murs. L’une des granges avait la hauteur de la maison basse et était recouverte de chaume. Après l’incendie en 1914 qui détruisit la plus grande des granges, les deux furent surélevées six ans plus tard, afin de répondre à de nouveaux besoins : remiser la batteuse, stocker et battre le blé en hiver. La grange Est inclut aujourd’hui actuellement la banque de semences “Graines de Vie”, les espaces de stockage du Centre Amma, la miellerie…, alors que la grange Est abrite 2 belles salles polyvalentes de 100 m² : la “salle de méditation – Parvati” et la “salle des arts – Saraswati”.

L’Aile Ouest est une ancienne bergerie qui a accueilli jusqu’à 200 brebis. Elle permet le stockage de matériel de construction et accueille des espaces de stockage. Elle donne sur la « demie-lune », espace très agréable au bord des anciennes douves, agrémenté de superbes rosiers et poiriers. La grande porte en bois qui marque l’ancien péage de la route de Chartres a été refaite par un menuisier membre de l’association avec du chêne du Perche.

LE DONJON CENTRAL

Le Centre de la cour intérieure de la ferme abrite un magnifique pigeonnier-donjon. Près de 200 colombiers subsistent aujourd’hui dans le département. A vocation défensive au moyen-âge, ce donjon fut surélevé et transformé en colombier au 19e siècle. Le modèle de la tour maîtresse circulaire et de son enceinte jalonnée de tours d’angle devint la norme au 12ème siècle. Ces donjons furent construits avec des matériaux locaux, comme on peut l’apercevoir sur la partie inférieure de celui-ci, qui est l’unique partie ancienne restante : argile et silex, pierre calcaire blanche et pierre de grison. Élément du patrimoine, l’usage du colombier était un privilège seigneurial : « Le droit de colombier ». Il était source d’un double revenu avec la chair du pigeonneau fort appréciée et de la colombine, excellent engrais pour les terres. Le donjon de la Ferme du Plessis servit à engranger l’avoine dans les années 1950. Il comporte 4 étages, a un diamètre de 10 m à la base et sert actuellement de remise.

Le donjon a été entièrement nettoyée (plus de 4 tonnes de fientes retirées !) et il accueillera dans quelques années le futur bureau d’accueil du Centre Amma au rez-de-chaussée, des salles de convivialité / bibliothèques et un salle de méditation tout en haut.

LE PRE SUD ET LES ESPACES DE NATURE

D’une superficie de 6 hectares, le domaine de la Ferme du Plessis est progressivement arboré en arbres d’ornement et en fruitiers. Depuis l’achat en 2012, des centaines d’arbres ont en effet plantés : plus de 80 pommiers, des tilleuls, érables, pruniers, poiriers, cerisiers, chênes, cognassiers…, mais aussi de nombreux arbustes à fleurs mellifères. Le pré Sud du Centre Amma est un espace de Nature où se crée peu à peu un équilibre écologique.

Depuis 2002, un grand potager est intégralement cultivé de manière biologique. Il fait aujourd’hui plus de 1000 m² et constitue une bonne partie des légumes consommés au Centre. Ce potager a vocation d’expérimentation de nouvelles méthodes respectueuses de la Nature, comme le Bois raméal fragmenté (BRF) ou des techniques issues de la permaculture. Une zone de compostage borde le potager. Un jardin de curé a été amenagé dans le parc et permet la contemplation de chacun.

Des ruches sont également installées depuis 2007 au fond du pré Sud et un sanctuaire des abeilles a été construit en 2009. L’idée fondamentale du lieu est de mettre des abeilles dans des murs en terre. Cela permet aux visiteurs d’observer les abeilles, sentir leur odeur, se recueillir en leur présence… sans être dérangé car les abeilles sortent par de petites ouvertures à l’extérieur. La construction du lieu a été réalisée lors d’un projet de jeunes appelé BABEL, financé par l’Union Européenne. Elle a abouti grâce à la somme de nombreuses compétences bénévoles à une œuvre originale et très appréciée des visiteurs, avec son architecture basée sur l’hexagone, sa charpente en bois « autoportée », son puits de lumière qui accueille un grand vitrail, ses murs en terre et paille, son toit végétalisé…

D’autres bâtiments écologiques ornent les espaces paysagers, comme le bungalow terre-paille, construit à partir de vieux bois de charpente et de bauge, ou le nouveau pigeonnier construit en 2010 en torchis et charpente en chêne.