Du pur amour dans une ville de dévotion – Amma à Calicut

(22 et 23 mars-Calicut, Kérala, Tour de l’Inde 2017)

Après le succès du programme de Coïmbatore, les membres du groupe du tour ont bouclé leurs bagages pour reprendre le bus en direction de Calicut, dernière étape de la troisième partie du tour de l’Inde.

L’ashram de Calicut débordait d’amour au moment où Amma est arrivée. Des foules de dévots étaient là pour l’accueillir, tous récitaient le mantra en hommage à Amma : Om Amriteswaryai Namah sur fond de musique des tambours du Sinkari Melam (un groupe de musiciens du Kérala). L’atmosphère était saturée d’une pure sensation de dévotion.

Amma se fraya un passage vers la scène et servit le prasad (nourriture bénie) à tous ceux qui étaient venus la saluer ainsi qu’au groupe du tour. Quand tout le monde fut servi, Amma a animé une session de questions/réponses où elle a parlé de l’importance d’avoir une pratique spirituelle régulière et disciplinée, et du rôle que joue cette pratique pour maintenir le chercheur sur le chemin spirituel.

Le premier programme devait avoir lieu le lendemain. Parmi les nombreux dignitaires venus accueillir Amma dans leur ville, se trouvait le célèbre archéologue K. K. Muhammed, ex directeur régional (pour le nord du pays) des fouilles en Inde. Cet ardent représentant du temple de Rama à Ayodhya a fouillé plus de 100 temples. Il a déclaré : « Quand je vois les gens de différentes nationalités réunis ici, devant moi, qui participent à ce programme, je vois qu’Amma répand le message de l’humanisme au-delà des frontières géographiques et religieuses. Amma n’a que l’humanisme à l’esprit. »

Il a exprimé son profond respect pour Amma : « Dans la phrase tirée des Upanishads (textes sacrés de l’hindouisme) : « Que toutes les créatures soient heureuses, qu’elles soient délivrées du chagrin, qu’elles contemplent toutes la bonté partout, que nul ne souffre », dans les dix-huit Puranas (histoires sacrées) et le Mahabharata (épopée de l’Inde antique), Vyasa (auteur de grands textes de l’hindouisme) n’a dit que deux choses : aider quelqu’un est méritoire, faire du mal à quelqu’un est immoral. C’est le plus grand devoir. Il ne s’agit pas seulement d’aller au temple ou à la mosquée ni de réciter des mantras ni d’accomplir des cérémonies rituelles. Je salue Amma, elle qui comprend et incarne tout ceci, elle qui a pensé et créé cette organisation. »

Chemangery Gurukkal, maître de Kathakali qui fêtait son centième anniversaire, Kummananm Rajasekharan, président du B.J.P. (parti au pouvoir) du Kérala, P.V. Chandran, député de Mathrubumi  et P.V. Gangadharan avaient honoré Amma de leur présence. Après les discours des différents notables, Amma a distribué des saris aux membres du groupe d’entraide autogéré Amrita Sree pour l’autonomisation des femmes.

S’adressant à la foule, Amma a souligné l’importance de cultiver un esprit méditatif : « Nous avons une responsabilité envers tous ceux qui souffrent de maladie et de pauvreté. Nous devons leur procurer de quoi manger, se soigner et leur apporter la lumière de la connaissance. C’est notre devoir. Nous sommes tous les enfants de la même mère. Prenons conscience que nous ne faisons qu’un et que nos cœurs doivent s’unir dans l’amour. Plus que d’une révolution économique ou technologique, c’est d’une révolution intérieure dont nous avons besoin en ce moment : une révolution pour nous voir en autrui. Efforçons-nous d’aimer et de servir tout le monde. »

À la fin de son enseignement, Amma a chanté des bhajans (chants dévotionnels), guidé une méditation pour tous, et conduit une manasa puja (rituel d’adoration intérieure) pour la paix dans le monde.

Dès le début du darshan (bénédiction sous forme d’étreinte), les élèves d’Amrita Vidyalayam (école inspirée par Amma) sont montés sur la scène, prêts à présenter les danses, les pièces de théâtre et les chants préparés pour l’occasion pendant des semaines. Les festivités se sont poursuivies tard dans la nuit. Pas étonnant que Calicut soit surnommé le Vrindavan (ville de Krishna) d’Amma, car partout où se posait le regard, on ne voyait que des lèvres articulant « Amma, Amma, Amma… ».

Le darshan s’est terminé à 3 heures du matin et Amma a dit au revoir à tout le monde avant d’entamer le long voyage du retour vers Amritapuri. La troisième partie du tour de l’Inde s’achevait mais la force de la présence d’Amma resterait.

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